Semaine 48

28 mars 2019 0 Par Aude Tripet
du 4 au 10 mars
LA SEMAINE, EN POINTS FORTS
  • Lundi 4 mars, nous sommes allés visiter Cilaos, un village installé à l’intérieur d’un volcan. On peut y admirer un cirque magnifique et on est même arrivés juste avant le brouillard, pour en profiter encore un peu. Son marché épique, ses boutiques agréables, et sa route aux 428 virages… que de bons souvenirs! Le soir, Jean-Luc passe nous ouvrir quelques noix de coco… miam!!!
  • Mardi matin, David va rencontrer Olivier Cauzette, qui est le responsable des oeuvres de l’église, sous le nom de l’association Potenciel. Il est ébahi et enthousiasmé par leur travail; et revient enchanté. Pendant ce temps, chez nous, école à la maison, et piscine! L’après-midi, nous sommes invités pour un goûter chez Yoni et Josie, un couple rencontré à l’église, qui est sur le point de partir s’installer… au Québec! Très bel après-midi, merci les amis!
  • Mercredi, Jean-Luc part avec les enfants pour l’après-midi… Nous en profitons pour aller visiter Manapany en amoureux: un arrêt au bassin de Manapany, puis on tente de voir le coucher du soleil vers les fours à chaux (trop beau, comme endroit!), mais un nuage l’avale au dernier moment. Ensuite, on se prend un carry en ville, et on va le manger chez nous, les pieds dans la piscine, en attendant le retour des enfants… Bons moments de détente, merci Jean-Luc!
  • Jeudi matin, nous rencontrons David Théry et son épouse Sylvie, chez nos amis les Lemaître. Très belle rencontre qui nous enrichit beaucoup! Merci les amis! Après cela, nous… et le soir, Jean-Luc, Florence et leur fille Eva viennent manger chez nous… Belle soirée, de nouveau!!!
  • Vendredi, grosse journée! (Mais ô combien magnifique!) Nous avons commencé par conduire jusque Trou d’Eau, une plage magnifique, où nous avons nagé avec masques et tubas et observé toutes sortes de poissons de toutes sortes de couleurs, murènes et poissons anges… Trop beau! Après un pique-nique et un rinçage, direction Kélonia, une clinique pour tortues aménagée en musée, une visite riche et interactive à souhait. Joshua notamment s’y est beaucoup intéressé! Ensuite, petit arrêt à Etang Salé, pour admirer la plage de sable noir et manger une petite glace sous le soleil de plomb; puis aussitôt direction Saint-Pierre pour assister une dernière fois au culte. Très belle soirée, de nouveau, d’ailleurs!
  • Dimanche matin, David s’était vu offrir un tour en hélico!!! Deux heures pour un tour complet qui se sont transformées en 10 minutes pour un tout petit tour; mais il était content d’avoir vu l’île sous un angle tout à fait nouveau. Et époustouflant, comme vous le verrez dans les vidéos qu’il a préparées.
Quelques mots des enfants
  • Noé, à Cilaos: « Oh mais maman c’est beau ici! Oh c’est beau! Oh c’est beau! »
  • Joshua, sur la route qui monte à Cilaos: « Mais on va vraiment aller tout en haut là-bas? Mais aujourd’hui? Mais c’est loin!!! »
  • Anaëlle, dans la piscine à la maison: « Maman tu sais, moi si je pourrais, je serais une vraie sirène. Mais par contre le problème c’est qu’il faudrait que toi aussi tu sois une sirène, parce que sinon je pourrais pas venir te voir, c’est ça le problème. » Joshua: « Et moi alors? Je ferais quoi? Je serais aussi une sirène? » Anaëlle: « Ben… toi tu pourrais être un poisson! » Joshua: « Ou un dauphin! Ou un orque!!! Oh oui moi si je pourrais je serais un orque! Mais un gentil, hein! » Noé: « Moi aussi je serai un gentil, maman. Mais un gentil ogre. » rires…
  • A Trou d’Eau, en regardant tous les poissons, Joshua: « Maman, regarde, ici il y a une murène!!! Mais ça fait peur ça maman! » Anaëlle: « Mais oui ça fait peur! Mais il faut juste pas trop s’approcher, d’accord? » Joshua: « Oui mais les autres poissons c’est nous qui leur font peur non? Parce que nous on est grands quand même, pour eux! » Anaëlle: « Mais non parce que ils voient bien que on est gentils. Mais il faut pas les toucher, par contre, sinon on peut leur faire mal. » Joshua: « Mais ils sont super beaux hein dis maman? » Anaëlle: « Oh ben oui ils sont magnifiques! » Noé: « Oui mais moi aussi je suis magnifique, mais aussi les poissons, et aussi les coranes (le corail), et aussi Alaène (Anaëlle) et aussi Nojouha (Joshua) Et aussi maman! » Moi: « Ah, et papa alors? » Noé: « Ben… papa il est gentil! »
  • A Etang Salé, Noé: « Mais pourquoi il est tout noir le sable, maman? » Joshua: « Mais il brûle, hein, attention, il faut pas enlever les gougounes! » Noé: « Oui mais pourquoi il brûle, le sable, maman? » Joshua: « Ben justement, c’est parce qu’il est noir du volcan! » Noé: « Ah oui, et ça brûle ça le volcan, hein maman? »…
  • Devant les tortues, à Kélonia, Joshua: « Regarde, regarde, celle-là il lui manque un patte!!! » Anaëlle: « Oh ben dis donc elle est courageuse, si elle est d’accord de nager quand même, tu as vu? » Joshua: « Oui mais elle a pas le choix, parce que c’est une tortue de mer! » Anaëlle: « Ben oui. Mais ça lui fait mal maman? »
  • Toujours à Kélonia, Noé: « Oh l’est beau, toutes les tortues maman!!! Mais je peux les toucher? » Joshua: « Ben non parce que le guide il a dit que si tu les embêtes elles te croquent les doigts, hein! Même il y en a un qui a eu son doigt croqué il y a pas longtemps en plus, alors tu vois! » Noé: « Mais moi je suis gentil moi! Pourquoi elles vont me manger les tortues? » Joshua: « Mais non mais c’est seulement si tu les embêtes, mais du coup il faut pas les toucher, sinon ça les énerve. » Noé: « Mais elles sont pas gentilles les tortues alors? » Joshua: « Mais si mais! Ben. Ah ben non alors c’est vrai, c’est pas gentil de mordre les doigts quand même… Mais elles sont belles quand même! » Noé: « Oui. Elles sont belles quand même. Mais c’est pas gentil les tortues ». Moi: « Alors toutes les tortues ne sont pas agressives, seulement celles qui sont trop blessées, ou une espèce en particulier. » Noé: « Alors c’est gentil les tortues? » Joshua: « Ben en fait c’est comme nous, il y en a des gentils, des méchants et aussi des qui sont de mauvaise humeur… »
Détails et compléments

Si la route pour Cilaos est réputée difficile, nous avons surtout trouvé qu’elle nous rappelait certaines routes du Valais… Impressionnant pour ceux qui ne sont pas habitués, mais pour nous ce qui était saisissant, c’était plus le paysage que la route elle-même. Ceci étant dit, le village nous a également beaucoup plu. C’est étonnant, ce marché où toutes les étiquettes sont écrites à la main, sans soin particulier. On a l’impression qu’on ne sait pas trop si les dates de péremption sont fiables, ou si l’hygiène a été trop respectée… on se sent un peu en Afrique, quoi! Et pourtant, juste à côté, on peut acheter des souvenirs dignes de n’importe quelle station touristique dans le monde… Paradoxe étonnant, qui nous a amusés. C’est à Cilaos qu’on m’a offert une super jolie robe d’été, pour célébrer que j’ai perdu 17 kilos (et elle me va trop bien en plus!).

Nous garderons un souvenir marquant de la variété des paysages et des climats sur cette île. Stupéfiant comme il fait si chaud sur la plage et si chaud en altitude; stupéfiantes les couleurs vives des fleurs à Cilaos, dont certaines ne pourraient pas s’épanouir à la chaleur des villes côtières. Incroyable comme il est difficile de s’imaginer avoir moins chaud quand on est devant notre piscine, et comme on regrette de ne pas avoir pris un pull dès qu’on monte un peu… Même les plages peuvent être très différentes les unes des autres. Le sable noir, ça brûle vraiment, mais c’est saisissant. Dommage qu’on ne peut pas se baigner à Etang Salé (toujours à cause du risque de requins), ça m’aurait fait plaisir de mettre un masque et de voir si ça fait fuir les poissons… simple curiosité!

En général, il nous reste beaucoup à voir sur l’île, bien que nous ayons déjà pu faire tout ce que nous voulions faire avec les enfants… Mais il nous tarde qu’ils grandissent pour que nous puissions revenir en vacances et faire des randonnées avec eux. Pour l’instant, autant Joshua et Anaëlle arriveraient certainement à suivre pour une partie des balades que nous aurions tenté, autant c’est compliqué avec Noé: il devient trop grand pour accepter de passer trop longtemps dans le sac à dos de portage, mais il est trop petit pour marcher beaucoup aussi… Juste une période à passer, mais nous reviendrons, c’est sûr!

Kelonia nous a bluffés, il faut le dire. Ce site non seulement permet qu’on observe des tortues de près, chose pratiquement impossible (et dangereux) à l’état sauvage, mais aussi sensibilise aux dangers de la pollution… On y trouve par exemple des tiroirs dans lesquels sont exposés le nombre de déchets plastiques retrouvés dans le ventre des tortues soignés sur le site… ça fait peur! Papiers de bonbons, têtes de brosse à dents, filets, morceaux de plastiques en tous genres… les enfant font plus attention à ramasser leurs déchets derrière eux!

On a pu voir comment les tortues sont sauvées et préservées, et voir les conséquences de certaines opérations. Par exemple, il manque une nageoire à l’une d’entre elles, elle ne sera donc pas relâchée car elle deviendrait une proie trop facile. Une autre restera borgne après qu’elle a été retrouvée échouée sur une plage avec un harpon coincé dans la tête et la carapace… Une autre encore, trouvée sur la plage à Manapany, était victime d’un filet. Son estomac a été vidé du plastique qu’il contenait (beurk), sa carapace nettoyée de quelques parasites, et elle sera relâchée dans quelques jours dans la mer… Magnifique, autant pour le concept que pour la beauté des tortues… On ne regrette vraiment pas cette visite!

Quant à David… En effet, il faudra qu’il revienne! On lui avait promis un vol de 2 heures tout autour de l’île, départ 6h30 (c’est le meilleur moment pour voir tout sur l’île, avant que le brouillard ne se lève). Finalement, rendez-vous à 10h30; bon pour une fois le brouillard ne se levait pas trop vite donc il restait content. Arrivés au hangar de départ, cependant, il a dû attendre encore 2 heures là, pour finalement ne voler que 10 minutes. Bon. Dommage, mais c’était déjà bien. Surtout que c’était offert par un ami: c’était un vol pour former un pilote à conduire des touristes… Pas si cool pour les touristes, son affaire, mais cette fois ce n’était pas payant, alors voilà! En tout cas, il a vu des perspectives qu’il n’aurait pas eues, et il était super reconnaissant!

Encore 2 jours sur l’île avant le décollage, on va profiter à fond encore! On est en retard, bien sûr, pour vous donner les nouvelles, mais on arrive, on ne se décourage pas!

A bientôt!